Psaume 120 : Cantique des degrés
“À l’Éternel, en ma détresse, j’ai crié ; et il m’a répondu. Éternel ! délivre mon âme de la lèvre menteuse, de la langue qui trompe.” (Psaume 120 : 1-2)
Début du pèlerinage vers Jérusalem.
Les « cantiques des degrés » ou « chants des montées » concernaient d’abord les Israélites pieux qui faisaient leur « aliya » (montée) vers la cité de Dieu. Ces psaumes étaient chantés dans les temps anciens, lorsque le temple existait encore, quand ils se rendaient à Jérusalem pour les trois fêtes principales ordonnées par la Loi donnée au Sinaï. Le Seigneur Jésus lui-même a respecté ces célébrations.
Prophétiquement, ces psaumes parlent aussi de ceux qui sont revenus de la captivité à Babylone, ainsi que de ceux qui reviennent actuellement en Israël depuis la première « aliya », ou vague d’immigration, en 1882, et ceux qui arriveront encore juste avant le règne de mille ans. Nous pouvons également en tirer des leçons utiles pour la vie chrétienne.
Le psalmiste se trouve dans une détresse profonde. Il est confronté aux mensonges et à la haine des impies qui refusent la paix. Ses propositions n’aboutissent pas, car ces gens ne parlent que de guerre.
Une aide puissante
Du fond de sa détresse, le pèlerin adopte la seule attitude qui convient : il crie à l’Éternel, qui ne tarde pas à lui répondre. Faut-il prendre les armes ?
Faut-il se défendre ? Cela n’amènerait pas la paix parce que “leurs pieds courent au mal, et se hâtent pour verser le sang innocent ; leurs pensées sont des pensées d’iniquité ; la destruction et la ruine sont dans leurs sentiers ; le chemin de la paix, ils ne le connaissent pas, et il n’y a pas de rectitude dans leurs voies” (Esaïe 59 : 7, 8). C’est l’Éternel qui prend les choses en main : des flèches aiguës et des charbons ardents sont destinés aux adversaires.
Le pèlerin s’est donc décidé à quitter ces lieux et ces gens hostiles. Il se trouve au début d’un voyage — physique ou symbolique — qui aboutira à la sainte cité. Chacun de ces psaumes peut être considéré comme étant une étape dans la progression tout au long du trajet. Il s’agit également d’une « montée » qui le rapproche toujours davantage de Dieu. – Plaire au Seigneur
[v. 1-7, « Dieu exauce ». Dieu a créé les cieux et la terre. Il prend le temps de veiller avec attention sur tous ceux qui se confient en lui et en sa Parole. Aucun mal ne peut détruire notre communion avec lui car toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu (Romains 8 : 28). Cette promesse concerne tous qui avance avec lui. – René Barrois]
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Psaume 121 : Cantique des degrés
“J’élève mes yeux vers les montagnes d’où vient mon secours ; Mon secours vient d’auprès de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre.” (Psaume 121 : 1-2)
Pour continuer notre pèlerinage, le voyageur est sous la protection de Dieu.
L’homme naturel, s’il se propose d’entreprendre un long voyage, va essaye de se prémunir contre les aléas qui pourraient survenir. Le pèlerin qui est en route vers la cité de Dieu possède une protection assurée : c’est le Seigneur lui-même qui veille sur lui pour que son pied ne soit pas ébranlé. C’est une protection 24 heures sur 24 : “Celui qui te garde ne sommeillera pas” (Psaume 121 : 3). Il est le Dieu tout-puissant qui a fait les cieux et la terre.
Le Seigneur garde les siens, à travers les tempêtes et les drames de la vie.
La Bible offre de nombreux exemples d’épreuves vécues par les héros de la foi, comme Job, Joseph, Moïse, David, Jérémie, Jonas, Daniel, Paul, et ceux évoqués à la fin du chapitre 11 de l’épître aux Hébreux.
Que faire quand surviennent les difficultés ? Regarder anxieusement au tour de nous, cherchant un secours humain ou lever les yeux et chercher les promesses que Dieu nous donne dans sa Parole ? Ses secours sont impressionnants et un verset les résume bien, Ésaïe 41 : 10 : “Ne crains point”… Sa présence : “Je suis avec toi” ; le grand Dieu demeure près de nous dans toutes les situations de la vie.
Sa fidélité : “Moi je suis ton Dieu” ; nous pouvons entretenir avec Dieu une relation inaltérable, dans laquelle il prouve sa fidélité et nous garantit sa paix.
Sa force : “Je te fortifierai” ; le Dieu qui ne connaît pas la faiblesse est notre force. Nous en faisons l’expérience face aux défis et aux ennemis.
Son aide : “Oui, je t’aiderai” ; il guide sur le bon chemin et accorde son aide, même si nous ne savons pas comment aller de l’avant.
Son soutien : “Oui, je te soutiendrai” ; son bras est puissant, même si beaucoup de choses nous oppriment.
Le Seigneur Jésus, à qui rien — ni la contradiction, la persécution et même la mort — n’a été épargné, nous assure de sa présence : “Moi je suis avec vous tous les jours” (Matthieu 28 : 20). Il nous encourage : “Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie” (Apocalypse 2 : 10). – Plaire au Seigneur
[v 2, Le secours vient de l’Éternel. De tout notre cœur nous devons avoir une totale confiance en lui, afin que sa grâce nous soutienne et nous aide. Jésus compatit à nos manquements, ainsi nous pouvons nous approcher plein de confiance du trône céleste, nous avons que le Père reçoit avec plaisir nos prières et supplications.
v. 5, 8 « L’Éternel est celui qui nous garde » Tout fidèle peut compter sur sa protection. v.8, Dieu nous accompagne dans nos déplacements du départ jusqu’à notre arrivée - René Barrois]
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